Concept

Une compétition d’un nouveau genre, mêlant art de recevoir, décoration et talent culinaire, où chaque candidat philosophe doit faire preuve de générosité et de créativité pour étonner ses invités sur la recette du bonheur.

Ils sont cinq, , ils ne se connaissent pas et pourtant, ils vont s’inviter à dîner à tour de rôle pendant toute une semaine pour remporter le titre du meilleur hôte.

Chaque soir, un candidat philosophe différent reçoit ses adversaires. Au terme de ces 5 jours de compétition, seul l’un d’entre eux sera sacré champion et remportera une vie heureuse intégrale.
Pour prétendre au titre de meilleur hôte d’ “Un banquet presque parfait”, il faut organiser le meilleur banquet de la semaine. En un mot, faire en sorte que les invités soient conquis et qu’à la fin du banquet, ils vous accordent les meilleures notes possibles.
Chaque soir, les candidats noteront l’hôte du jour sur 3 critères : la qualité de sa cuisine, l’ambiance générale du dîner et enfin, le soin que leur hôte aura apporté à la décoration de la table, tout cela dans le but de juger si le banquet a rendu les convives heureux.

lundi 23 mars 2015

Prévoir un banquet


Sauf cas exceptionnel - repas impromptu à la fortune du pot entre amis intimes à la sortie d'un ciné par exemple-l'improvisation n'est pas une alliée de poids pour un banquet réussi. Tout doit bien se préparer en amont et jusque dans les moindres détails, auxquels on ne pense pas toujours.

Si l'objectif d'un banquet reste identique quelles que soient les circonstances - à savoir accueillir un hôte et lui faire honneur- sa raison d'être est moins objective et donne le ton aux préparatifs et  à la tenue de la réception. Si nous lisons Homère, nous constatons que, lorsqu'il y a un grand repas, il s'agit presque toujours d'un repas qui accompagne un sacrifice à un Dieu.




Qui dit banquet, dit mets plus appétissants les uns que les autres. Mais on oublie souvent qu'un banquet sans une bonne ambiance ressemble à un soufflé qu'on aurait laissé trop longtemps au four: il tombe à plat. C'est pourquoi vous devez vous concentrer sur la direction que vous souhaitez lui donner. Généralement, pour une occasion ou une autre (jour de fête, victoire d'un champion, etc..) le repas du soir se poursuit par un SYMPOSION. Il faut préciser que le mot que l'on traduit par banquet signifie "action de boire ensemble"....
De quelle façon se déroulaient ces banquets ? Les deux exemples que l'on vient de citer (Platon, Xénophon) se passent chez de riches Athéniens ; chez Platon, il s'agit de célébrer la victoire que le poète Agathon vient de remporter pour sa première tragédie, chez Xénophon, de fêter un tout jeune homme, Autolycos, vainqueur au pancrace, et la réunion a lieu chez le riche Callias. Le dîner a d'abord lieu, comme nous l'avons dit précédemment  ; on s'y abstient de boire du vin, sinon juste une gorgée de vin pur en fin de repas en l'honneur du Bon Génie (Agathos Daïmon) ou de Santé (Hygieia). On enlève alors les tables du dîner ; s'il y a des invités venus de l'extérieur seulement pour le banquet, ils remettent à l'entrée aux esclaves chaussures et manteaux. Ensuite des esclaves apportent les cratères, dans lesquels le vin a été préalablement mélangé à de l'eau (2/3 ou 3/4 d'eau), les oenochoés pour verser le vin, et les coupes. Puis on procède, en principe, à trois libations, la dernière toujours adressée à Zeus et parfois suivie du chant d'un péan accompagné de flûte ; on se couronne de fleurs et on se prépare résolument à boire. "Pithi è apithi" (bois ou va-t-en) est, paraît-il, l'exhortation adressée aux buveurs timides. Alors est désigné par un tirage au sort (par les dés le plus souvent) un roi du banquet ; celui-ci fixe le nombre de coupes que les convives doivent boire et d'ailleurs on est tenu de boire à la santé de tous les convives. Quiconque n'observe pas les lois dictées par le roi du banquet est tenu de payer une amende. 

(source :http://www.antiquite.ac-versailles.fr/aliment/alimen07.htm)

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Et à quoi s'occupe-t-on tout en buvant ? Souvent, faute de sujet de conversation, comme on le voit dans l'ouvrage de Xénophon, on doit faire appel, moyennant finances, aux services d'amuseurs de profession : joueuse de flûte, cithariste, danseuse, voire courtisanes... Des chansons (scolies) y trouvent leur place : en s'accompagnant de la lyre chaque convive qui en a envie peut chanter la sienne à son tour ; quelquefois aussi on pratique un jeu de société : jeu des portraits, (PlatonBanquet) ou devinettes (XénophonBanquet). C'est ainsi que dans le Banquet de Xénophon nous assistons à l'arrivée d'une troupe menée par un imprésario syracusain, dont les acteurs proposent différents numéros pour égayer les convives : jongleuse acrobate (XénophonBanquet), joueur de cithare et danseur, etc. Cependant chez les gens cultivés, ce genre de spectacle n'est guère en honneur (PlatonProtagoras) et le banquet auquel on assiste dans l'ouvrage de Platon est d'une tout autre sorte : la joueuse de flûte est congédiée dès le début et le roi du banquet propose que chaque convive fasse un éloge de l'Amour (PlatonBanquet). Cette première partie du Banquet se déroule donc comme prévu jusqu'au moment où Alcibiade, déjà passablement ivre, arrive en compagnie d'un assez grand  nombre de fêtards ; il s'institue aussitôt président de la compagnie des buveurs. Alors la réunion, qui avait gardé jusque là toute sa tenue, dégénère. Et cela devait arriver souvent (Aristophane,Guêpes). C'est pourquoi Platon dans Les Lois se préoccupe de donner à l'usage du vin dans les banquets un statut légal (PlatonLois) : ainsi ces banquets pourront-ils, par leur convivialité dans la tempérance, participer à l'éducation de la jeunesse

((source :http://www.antiquite.ac-versailles.fr/aliment/alimen07.htm)).